Découvrez le groupe cover belge Paramount !

Découvrez sans plus attendre, dans l’interview ci-dessous, le groupe cover de Nirvana “Paramount” et les raisons derrière ce nom de scène !

Paramount
Crédits : Jean Francois Saclier

Hello les Paramount! Pouvez-vous nous présenter votre groupe en quelques lignes?
Mike : Salut Valentine ! Merci du temps que tu donnes pour notre orchestre. Alors, Paramount, ce n’est ni plus ni moins qu’un groupe cover de Nirvana avec un chant lead féminin ! On a la particularité d’être le seul groupe reprenant les titres du trio américain avec une meuf au chant en Belgique et on est plutôt fiers ! Sinon, moi, je suis à la basse. Je m’occupe de la comm’ de Paramount mais aussi du booking !

Pourquoi avoir choisi « Paramount » comme nom de groupe?
Mike : Ça fait longtemps que je rêvais de monter un band où on joue uniquement du Nirvana mais qui passe à travers tous les autres groupes de reprises qui se rapprochent de l’authentique. C’était pareil pour le nom. Je voulais qu’on matte le nom de notre groupe sur une affiche comme s’il s’agissait d’un groupe de compo, tout en sachant bien sûr que ça ne l’était pas.

‘’Paramount’’ est le nom d’un théâtre à Seattle où Nirvana a donné un concert le 31 octobre 1991. Je trouvais que ce nom avait de la gueule, tout simplement.

En tant que groupe cover, que représente le groupe Nirvana, pour vous?
Mike : Nirvana a été l’un des premiers groupes de rock alternatif que j’ai découvert dans mon adolescence, que j’ai essayé de garnir le plus possible de gros classiques, comme tous les jeunes. Ce groupe représentait un tel exutoire à mes yeux, un sentiment d’expression gros comme ça que, lorsque j’ai monté le groupe, je ne voulais pas rapprocher au mieux Paramount avec Nirvana. Je refusais qu’on nous confonde avec n’importe quel autre groupe de cover, se perdre dans l’original et dans les notes d’un solo que tu retrouveras forcément sur un album. Rien de tel que briser le mythe en mettant une meuf au chant !

Pour répondre à ta question, Nirvana représente les bases de notre groupe et peut-être même l’un ou l’autre message qu’on souhaite faire passer en concert. Le reste, c’est du Paramount.

Marine : Comme pour tous les amateurs de punk-rock, Nirvana a marqué mon adolescence. J’ai encore un porte-clé avec le smiley sur mon trousseau et dans mon facebook si on remonte à quelques années on peut trouver des citations de Cobain.

Benjamin : Etant plus jeune que la majorité du groupe, je peux pas dire que j’ai connu Nirvana à sa sortie. J’ai écouté du nirvana a partir de mes 5/6 ans, c’est-à-dire, presque 10 ans après sa mort, mais comme les autres membres du groupes, ça a marqué mon adolescence. Je préférais écouter Cobain pendant que mes potes de primaires écoutaient les Black Eyed Peas.

Si vous deviez choisir l’un de vos covers, lequel ce serait et pourquoi?
Mike : Je suis assez branché sur l’album ‘’Nevermind’’, comme beaucoup de monde, d’ailleurs. Je le trouve explosif et solide, au point que je pense que c’est l’album qui sonne le plus ‘’vivant’’ sur toute la carrière du groupe. J’ai peu de choses à dire sur ce disque vu que tout a déjà été dit ces 20 dernières années (rires) mais j’avoue bien me retrouver sur des titres tels que ‘’Come as you Are’’ et ‘’Breed’. Les paroles sont difficilement compréhensibles et traduisent une évacuation, une extériorisation de notre propre rage envers les autres.

Marine : “Scentless Apprentice : c’est celle que j’ai apprécié le plus à jouer en tournée, elle défoule pas mal.

Benjamin : Je dirai “You Know You’re Right“, elle est bien cool à jouer a la batterie. Je trouve qu’elle a un style qui se différencie de Nirvana, en général.

Quel est votre point de vue sur la scène belge?
Mike : Pas terrible. Enfin, je parle de la scène montoise, surtout. Je n’ai pas eu l’occasion de trop fréquenter Bruxelles ou Liège sur une longue durée mais à ce que j’ai entendu, les mécaniques de ces villes tournent mieux que sur Mons.

On a pas beaucoup de lieux où on peut faire jouer des groupes et vendre des concerts. Du coup, on est obligés de s’en approprier certains, poser une sono sur une piste de danse d’une boîte de nuit et se manger des majeurs aux entrées parce qu’on essaie de gagner 3 euros pour 4 groupes. Ça devient vachement dur de participer à ce genre d’initiative. C’est pour ça qu’on essaie d’inciter le plus de personnes à faire de même et à contribuer à la culture musicale de la région. Y’a toujours moyen de faire bouger les choses, même un p’tit peu. Suffit juste d’avoir conscience que c’est possible.

Marine : Comme Mike nous le répète souvent, nous sommes l’un des seuls groupes belges à avoir la chance de partir en tournée ! Tout ça parce qu’on a un gars bien motivé à la com’.

Benjamin : C’est assez chaud de se faire une place, il y a énormément de groupes, que ce soit cover ou compo, et très peu de gens qui sont motivés à promouvoir la scène locale. Le tout, c’est de bien gérer son set, faire de bons concerts et montrer qu’on a pas besoin d’être connu pour passer de bons moments.

Vous vous produisez beaucoup sur scène. De tous vos concerts, si vous deviez en choisir un en particulier, lequel ce serait et pourquoi?
Mike : Chacun de nos concerts est à marquer d’une pierre blanche pour nous. Chaque fois qu’on joue quelque part, on a toujours l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes, visiter de nouvelles villes, échanger, communiquer, apprécier. Ce sont ces genres de moments et ce genre d’expérience qui font qu’il est difficile de choisir et d’en tirer des préférences.

Par contre, si tu veux parler d’une meilleure prestation parmi tant d’autres, je te citerai bien le concert qu’on a donné à Grenoble le 30 juillet dernier. Nous avons joué à l’arrière d’un resto-concerts spécialisé dans la cuisine russe avec d’autres groupes locaux vachement cool. Lorsqu’on a démarré notre set, il faisait genre 7000 degrés dans cette salle et j’ai cramé la tête basse de Hanx sur la fin du premier morceau (rires). C’était juste impossible d’apercevoir la même personne sur la durée de 4 titres sans la voir partir prendre 5 minutes d’air avant de revenir.

Au fur et à mesure que la soirée avançait, on sentait que les gens était de plus en plus réceptif avec ce qu’on racontait entre les chansons. Tu vois, donner un concert un soir en plein milieu de tournée dans un lieu où le public n’est pas venu juste parce qu’ils ont écoutés ”Smells Like Teen Spirit” le matin même, ça te laisse croire qu’il reste encore de l’espoir dans la scène locale, que je te parle de jouer à Grenoble, à Bruxelles ou à Bordeaux. À partir du moment où tu te rends compte que tout le monde autour de toi est conscient qu’on est pas dans une boîte de nuit, alors c’est gagné.

Marine : Le concert de Montluçon m’a marqué aussi, c’est tellement agréable de sentir les gens écouter et apprécier ce que tu fais.

Benjamin : Comme dit Mike, Grenoble était vraiment énorme. Le public était réceptif, on a bien mangé, puis les groupes qui jouaient avant nous étaient très sympa. Une chouette soirée sur tous les points, sauf pour la tête d’ampli du mec de Hanx.

Quels sont les plans de Paramount dans un futur proche?
Mike : C’est encore assez flou au niveau de nos futurs projets ! Tout ce que nous savons, c’est que Benjamin fera son dernier concert avec nous en tant que batteur dans Paramount à Binche courant novembre. Après ça, nous fonctionnerons avec un nouveau batteur pour faire des concerts en 2018. Les premières dates bookées en Belgique s’annoncent déjà cool !

On serait également super ravis si on arrivait à frapper à nouveau les routes l’été prochain sur une tournée européenne. On sait pas encore où et quand. On verra bien !

Un dernier mot pour vos fans?
Mike : Lithium !
Benjamin : Drink Monster !

Musicalement,
What Happened to your Band?
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